Elles sont plusieurs centaines de familles à être en prison depuis des années .
-On les accuse de quoi ?
-De rien .
-Une erreur judiciaire ?
-Non . Cherche encore.
-Je sais ,ces gens étaient accusés par contumace dans l’affaire Mr.K et ils se sont rendus à la justice de leur pays en espérant bénéficier d’une remise de peine.
- Non. Ce sont d’honnêtes gens ,tout ce qu’il y a d’honnête. De leur propre gré ils se sont constitués prisonniers .
-Ils sortent de l’asile alors !
-Non. Ils sont saints d’esprits et tout ce qu’il y a de saint.
-Il doit bien y avoir une raison à leur incarcération ?
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-Tu donnes ta langue au chat ?
- Oui.
Alors voilà leur histoire à ces gens là. A la base ce sont des citoyens ordinaires que rien ne les distingue d’autres citoyens ordinaires et un beau jour, plutôt maudit que beau, leur maison s’écroule autour d’eux. Leur quartier , Sidi elhouari , SDH pour les intimes, date de l’époque Othomane. Il est classé patrimoine national. Toujours est-il que les SDH sont devenus SDF .
Bien sûr ils constituèrent des demandes de relogement . Les autorités leur ont promis monts et merveilles alors qu’un simple toit suffisait à ces malheureux. C’était une veille d’élections, l’émotion était encore vive et les caméras de l’Unique étaient là.
Des années passèrent , les nouvelles autorités ne sont plus tenues par les promesses de leurs prédécesseurs et les sans-abri de SDH sont toujours « tenus » de squatter ces cellules 2mx4m de cette ancienne prison coloniale . Ici , pas d’eau courante , pas de toilettes et pas d’électricité. Les rats et les serpents sont chez eux.
T’auras du mal à croire la suite de l’histoire mais c’est la vérité Wallah. Tiens toi bien, les malheureux « prisonniers » n’ont pas fini avec la galère. Les escaliers menant aux cellules, pardon aux chambres viennent de connaître le même sort que le reste de SDH.
Depuis , les femmes et les enfants ne quittent plus leur cellule et les hommes y accèdent à l’aide de cordes et d’échelles .
Et dire qu'enfant , je croyais aux chants patriotiques qu'on nous faisait chanter à l'école comme par exemple : watani watani fihi sakani ...
Aujourd'hui on dirait plutôt : ma fich sakani ma fich watani...
Les fidèles chargés de prendre en filature le couple mécréant font preuve d’une imagination débordante. A croire qu’ils ont regardé par le trou de la serrure . Ils joignent le geste à la parole pour raconter la scène qu’ils ont observé. Je me retiens de dévoiler ce que les yeux des fidèles rapporteurs ont vu. Par respect, comme dirait l’autre, aux familles avec enfants qui auraient dans l’idée de faire un tour sur DZblog.com.
Allez censuré le croustillant feuilleton tant attendu.
Les deux flics religieux racontèrent dans le tâ et le bâ la séance du chalet. L’imam y prêta avec intérêt son oreille . La bonne.
Et ça suffit pour traîner la mendiante- poufiasse devant les tribunaux. Le parquet se saisit de l’affaire, la police judiciaire sur rapport du prédicateur ne peut que confirmer les faits et le juge ordonne la mise sous mandat de dépôt du couple fauteur.
Le gosse est placé à la DASS, le mari cocu est accusé d’avoir donné son consentement à l’attitude perverse de sa femme .
Dans son malheur l’ex-mendiante poufiasse a eu la chance d’échapper à la lapidation en public. Rien d’étonnant à ce qu’un jour ce dernier châtiment voit le jour chez nous. De révision en révision et sous l’impulsion d’islamistes dirigeants la constitution finira par s’afghaniser. Que resterait-t-il alors à alqaïda ?
En attendant le pire, notre justice est dictée sous la vindicte popularo-religieuse sur la base de témoignages on ne peut plus douteux.
Question bête à ce pseudo-journaliste pasdaran : Aurais-tu la même audace pour aller fouiner dans la vie privée des gens du pouvoir ? J’attends pas de réponse.
Entre deux prières et sur ordonnance de l’imam , des fidèles pistent la jeune femme. Elle aurait 40 ans et une belle silhouette se dessine à travers sa djellaba. Non, c’est important pour la suite de l’histoire de souligner les avantages physiques de la mendiante.
Dans leur rapport au fonctionnaire de l’état , les fidèles n’omettent aucun détail. Même le temps y est consigné. La jeune femme quitterait à heure fixe, entre le dohr et la 3icha, son lieu de travail laissant son fils sur le parvis de la mosquée. Au bout de la rue une voiture l’attend. Elle s’engouffre dedans. La voiture prend la direction des chalets.
Pour rappel ces chalets servent de refuge aux sinistrés du dernier séisme qui a frappé la ville de Boumerdès. Pour rappel encore et j’arrête avec les rappels , les constructions détruites par le séisme étaient entachées d’irrégularités : cahier de charges non respecté, la structure du rez de chaussée affaiblie suite aux transformations pour un usage commercial nécessitant l’abattement des murs porteurs.
Ça n’a aucun rapport avec l’histoire originelle pour ne pas dire le péché originel, Ha ha ! j'en vois qui s’impatientent, mais je tiens quand même à clarifier l’expression barbare ‘cahier de charges non respecté’. En termes simples cela veut dire que des gens , bureaux d’études, entrepreneurs, mairie, ettek ettek, s’étaient tous servis dans l’enveloppe financière réservée aux constructions de la cité maudite. Alors forcément la marchandise manquait mais qu’à cela ne tienne , on fera des économies sur le dosage du béton, sur le volume des piliers… A la première secousse la cité s’effondra comme un château de cartes.
La voiture incriminée se gara devant le chalet n° X de l’allée Z . Désolé de garder inconnue l’adresse, protection de la vie privée oblige. Un couple, un barbu et une femme en djellaba soulignant des formes dignes d’une pub pour un yaourt 0% , descend de la voiture et prend possession des lieux. On ne saura pas le reste .
Cet autre journaliste, dans une autre affaire, conclut son torchon comme suit : « Or, rien ne saurait, du reste, justifier ce
genre de pratiques contraires aux mœurs et à la morale que nos enseignements islamiques ont proscrites ».
Encore un « illuminé » qui se sentant investi d’une mission divine confond son journal,un quotidien d’information, avec une revue religieuse qu’on pourrait nommer « le croissant » .
L'affaire concerne les soi-disant mœurs légères de cette mendiante désignée par la vindicte des barbus. Rien d’étonnant à ce que le parquet poursuive la malheureuse mendiante pour prostitution . Nous sommes dans une république islamiste qui ne dit pas son nom. La 3alina.
Madame X et son enfant de 4 ans ont l’habitude de squatter le parvis de cette mosquée de Boumerdès en quête de quelques pièces. Une misère que le djelbab ne parvint pas à cacher.
La pièce se fait rare en ces temps de dure concurence avec la caisse de la zakat instaurée par la houkouma. « On » laisse entendre là-haut que le sandouk ezzakat financerait les micro-projets pour les jeunes . Et le 4X4 de Ghoulamallah aussi. La 3alina.
La baisse du pouvoir d’achat finit par toucher les mendiants. Pourquoi ils n’auraient pas le droit de s’organiser eux aussi en syndicat et aller manifester leur mécontentement. Allez ,en attendant de recevoir l’agrément de la houkouma leur estomac finira par s’habituer à la diète et c’est pas plus mal pour leur ligne.
Une certaine presse algérienne a tout simplement un goût de chiottes. A la limite ces journaux de merde seront bien utiles dans nos toilettes pour parer à une pénurie d’eau récurrente.
A lire certains articles d’une presse se disant libre, on ne peut ne pas se poser la question sur le cursus de leurs auteurs. Ou de leur parti pris et là c’est plus une presse libre. Ça me dégoûte.
Ces pseudos –journalistes se sentant investis d’une mission divine se permettent de dicter leur morale . Ça rappelle de triste mémoire les affres d’un certain FIS.
Ce journaliste fera son caca nerveux à la vue de ce couple d’amoureux assis sur le banc d’un jardin public . « Ce sont des comportements immoraux qui dérogent aux principes et aux valeurs de notre société » nous dira la vierge effarouchée.
Et il y va de son couplet : Ces couples choquent les gens « respectueux » , des familles avec leurs bambins venus dans ce parc goûter au plaisir de la nature et de ses oiseaux. Pour conclure il nous rassura que la police s’est saisie du problème et procède au « nettoyage » du parc . « Nettoyage » ! Quelle ordure ce journaliste. Sarko se ferait un énorme plaisir de lui envoyer son karcher.
Dans un pays de vieux cons et de pseudo-journalistes intégristes , la liberté et la tolérance n’ont pas cours. Les jeunes rêvent d’un meilleur ailleurs, le « Paradis ». Pour s’y rendre , les uns font un raccourci en s’explosant et les autres prennent la mer . Ces derniers risquent de ne jamais y arriver à leur Paradis.