Le cynisme occidental n’a pas de limite certes. Mais on ne peut douter de l’honnêteté de cet agriculteur américain reconverti dans les agrocarburants. Pour lui la faim n’a pas attendu les bioénergies pour tuer.
Les agriculteurs américains ne sont pas là pour faire dans l’humanitaire. Logique commerciale oblige, l’agrocarburant occupe un tiers de l’agriculture vivrière américaine. C’est l’agrobizness. Ni cet agrocarburant ni les subventions agricoles des pays industrialisés ne figurent dans la déclaration finale mais cela n’empêche pas la FAO d’être satisfaite.
Chez nous elhamdoullah il n’y a pas eu d’émeutes de la faim, elhoukouma veille au grain. Une partie de la rente pétrolière subventionne les denrées de bases.
Paix dans nos villes ,paix dans nos campagnes aussi. Amine.Allah yanssor houkoumetna.
A la campagne le bonheur est dans le près, c’est connu . Dans certaines de nos campagnes on peut même tourner « la petite maison dans la prairie ». Pour cause, ici les subventions s’appellent Opium. Peace and love and lot of money brother farmer.
L’objectif immédiat pour les narcotrafiquants algériens est de satisfaire la demande locale. La facture d’importation des stups en devises sera réduite à zéro .
A moyen terme ce sont des milliers d’hectares de surfaces agricoles qui seront dédiées à cette culture enivrante. Le marché mondial devra alors faire avec l’opium algérien. Le rif marocain voit d’un mauvais œil la montée en puissance du sud algérien.
La culture de l’opium peut tout aussi bien s’appeler agrocarburant. Dans un monde où la liberté de circulation est un droit , chacun est libre de faire le voyage qu’il veut et donc choisir le carburant approprié.
Une seule récolte d’agropium et tu rouleras sur l’or. Adieu misère, adieu batata z’rodia, vive l’agrobizness.
