C’est devenu presque un rituel. Chaque matin que Dieu fait, excepté vendredi, Wari descend au même café .Un p’tit noir avec un verre d‘eau ,un croissant , une qafla et ça repart. Ça repart direction le lycée. Non pour étudier ,il y a longtemps qu’on l’a remercié, mais pour faire son business. Il vend du hach traité en barrettes de 100g et 200g , de l’aldol à diluer dans le café ou le jus , ainsi que des qafla ,comprimés de psychotrope ,le rivotril, 2mg. Ça rapporte gros. A 2000 DA la machta ( barrette de 20 qafla ) achetée 70 auprès de la pharmacie du service de psychiatrie ,il empoche prés de 30 fois sa mise !
En plus d’être juteuse son activité a aussi le mérite de contribuer à la paix sociale . On ne verra pas les pharmaciens ni les magasiniers du service de psychiatrie dans les rangs des manifs de salariés réclamant une hausse de salaire.
Wari, elm’qafal , gagne bien sa vie et ses séjours en taule ne durent pas longtemps car il a les moyens de payer les avocats qui connaissent les juges plutôt que le droit.
