« 5ans d’études supérieures et l’3ilm lillah » . Constat à la fois honnête et effrayant de la part de nos jeunes diplômés. « L’université algérienne n’existe plus, il n’ y a que des murs » dira ce professeur à l’université d’Alger.
C’est la génération pas de chance. Sacrifiée sur l’autel de l’idéologie et de l’idiotie. A la croisée d’une arabisation désuète ,d’un nationalisme abêti et d’une islamisation pourvoyeuse de bombes humaines.
L’autisme des responsables ne présage rien de bon pour l’avenir de l’école . On persiste et signe dans la bêtise. Comme lors de cette commission nationale de la réforme des programmes, la CNP, pourtant créée par le gouvernement.
A la question d’un cadre de la CNP : Pourquoi attendre cinq longues années pour faire une autocritique qui doit se faire dans un année ou deux par un organisme de l’extérieur ? Le ministre dira : les réformes engagées ne donneront de fruits que dans dix ans au moins et nous ne sommes qu’au début du chemin. . C’est ahurissant. C’est du délire .
Dans la même semaine, le président de la république demandera à la commissaire de l’UE , de voir ce qu’elle peut faire pour notre système scolaire. N’est-ce pas là un aveu d’échec à toutes ces réformes de l’éducation nationale ? Devant un tel désaveu , un ministre ça doit normalement démissionner. En désaccord avec la première guerre du golf, le ministre français de la défense d’alors dira : un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne. Et il démissionna.
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