Mohamed est mon neveu. Question études, ça roule pour lui. Inchallah, dans un an il est ingénieur télécoms. Sa mère, ma sœur, en est fière. Allah yessoutrek mel aïn ya weldi , allah ynejhek dira-t-elle à chacune de ses prières. La liste de ses doléances à Dieu s’allongeant avec l’âge de ses enfants, ma soeur passe plus de temps dans sa prière. Le sujet récurrent est la mauvaise fréquentation. Les animateurs de quartier comme elle dit. Ça va de l’imam DRH kamikaze jusqu’au pote, retraité de l’école fondamentale et recyclé dans les stups.
Mohamed n’as rien laissé de toi me dit ma soeur à chaque fois que je lui rends visite. Après son diplôme il voudrait poursuivre ses études à l’étranger . Ou bien s’engager dans l’armée. Les étoiles le fascinent. C’est pour lui synonyme de pouvoir et d’argent ! Rani baghi nessbagh’ha qu’il me dit. Son père lui, ne veut pas en entendre parler. Aux dernières nouvelles c’est la thèse de la hedda qui l’emporte chez Mohamed . Dans son dernier mèl, il m’écrit : Khali, rani baghi naâtiha !
Ce qui chagrine ma sœur c’est que son fils ne veut même pas entendre parler d’une bent âmmah pour le mariage. Il lui répond « une gaouria sinon rien » .
Et ma sœur de continuer : tu sais khouya, moi j’aurai aimé l’avoir près de moi pour voir grandir ses enfants et tout. Mais je me dis après tout, l’essentiel qu’il soit heureux là où il sera et moi lia rabbi. Et puis je m’inquiète pas pour lui sachant que toi t’es là bas. Bien sûr ma sœur que tu peux compter sur moi. "Toi t'es la bàs" ça sous entend une prise en charge totale. ça sert à ça la famille je me dis.
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