Ni la matraque des CNS , ni les intimidations du ministre de l’éducation nationale et de ses sbirs , ni l’arrogance et le mépris du chef du gouvernement ne les ont fait reculer. Sûrs du bien-fondé de leurs revendications, ils ont battu le pavé quinze jours durant et ils ont gagné . Ils peuvent sabrer le champagne, pardon le thé, pour fêter leur victoire .
« Ils », ce sont les lycéens de terminale poussés dans la rue par une réforme à l’intitulé barbare « l’approche par la compétence ». Encore une. Appliquée à la hussarde cette réforme est censée faire d’eux des « m’khakh » .
Le ministre lui, crie à la manipulation et désigne un meneur , un certain B.Hamza. En réalité le wazir bluff et « le meneur » ne peut être qu’un personnage fictif crée et livré sur commande par les services de sécurité de l’état.
Selon toute vraisemblance ,derrière cette précipitation de vouloir réformer l’éducation nationale au plus vite, le système en place essaye tout simplement d’enterrer son autre échec ,l’école fondamentale, responsable du renvoi, sans aucune qualification ni diplôme, d’un demi-million d’élèves par an . Quant aux autres élèves , ceux qui « réussissent », ils sonnent creux pour la plupart.
