Le petit ne se sépare jamais de son nounours,une peluche crade et toute chifonnée. Il se console auprés de lui lors des douloureux moments de séparation avec ses parents . Il n’a pas encore trois ans que ses indignes parents l’arrachent à son sommeil tôt le matin pour aller colorier à l’école maternelle , une école privée à l’occidentale. Ses géniteurs sont fiers de leur marmot. Ils racontent à tout le monde les progrès du petit à l’école : « Notre fils ira loin, à son âge il sait déjà les lettres de l’alphabet , les chiffres et même les couleurs ! ». Sa mère dit que son fils c’est « tout elle » lorsqu’elle avait son âge. C’est difficile à croire lorsqu’on voit le spécimen. Le papa lui est tout content d'avoir appris au petit de dire" T'FOU et n'3âl Bouk "
Les murs de la maison sont tapissés de petits cœurs et autres gribouillis à l’attention de papa et maman. Les invités ,pas toujours sincères, couvrent d’éloges le petit : N’challah il exposera sa peinture dans les grandes galeries occidentales . Et la maman de répondre : Amine, de votre bouche à Rabbi !

Ouf ! J’ai cru lire Bachir… mais tu me rassures, ce n’est que Béchir.
Je plaisante… mais je n’aimerais tout de même pas qu’on se moque de l’écrivain de notre blogosphère.
Ceci dit et convenu, j’attends la suite ami révolutionnaire :-)