Tu te dis un périphérique vient normalement soulager la circulation automobile intérieure d’une ville et comme son nom l’indique il doit se trouver à la périphérie de cette dernière. Mais à voir les tracés de nos périphériques tu doutes si nos dirigeants et leurs bureaux d’études savent ce que signifie le mot « périphérie ». Même un tilmid de l’école fondamentale saura te dessiner d’un coup de crayon un cercle autour d’une carte.
Nos « périfs » passent en plein milieu de nos cités et leurs milliers de logements. Evidemment cela fait beaucoup de piétons sur le périf . Devant le nombre élevé d’accidents, les autorités implantent une passerelle qui reliera les cités des « 3000 » et « 4OOO » logements. C’était évident pour tout le monde ,sauf pour les décideurs, que la passerelle située à plusieurs centaines de mètres plus loin du passage « naturel » emprunté par les piétons n’allait pas résoudre le problème de la route assassine.
Qu’à cela ne tienne ! le périf est semé de ralentisseurs faisant ainsi d’une voie normalement « rapide » une voie où l’on roule « au pas ».
C’est ahurissant de savoir que nous sommes dirigés par des gens incapables de se projeter dans le temps et de nous dessiner des périphériques qui tiennent compte de l’extension de nos villes.
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