Le ministre de l’éducation nationale vient de se faire tirer les oreilles par le raïs . Son crime, une réforme qui gonfle le flot des exclus de l’école . Le ministre a eu l’idée saugrenue de lier le passage en classe de seconde à l’obtention du BEM. Dès cette année, pour être admis au lycée, le collégien doit surtout cartonner au brevet coèff 3 alors que le travail de l’année scolaire se voit attribuer le coèff 1 ! Alors forcément avec ce système on mettrait plus d’enfants à la rue. Faut savoir qu’on est déjà au demi-million d’enfants renvoyés chaque année à la maison sans aucun savoir ni savoir-faire . Quel gâchis !
Chose certaine le pays recevra forcément dans la gueule, tel un boomerang , les conséquences dramatiques de sa politique aveugle en matière de jeunesse surtout que celle-ci représente deux algériens sur trois. La politique éducative nous prépare un avenir sombre. Faut pas s’étonner que nos jeunes deviennent nos pires ennemis . Ce sont des proies faciles à formater par les lanceurs de fatwas et autres marchands de firdaws. Ce sont de potentielles recrues d’Elqaïda branche maghreb , ex-GSPC ou n’importe quel autre machin sanguinaire. Ils nous couperont la tête c’est certain . Ils fonceront dans nos marchés au volant de leurs engins bourrés d’explosifs, ils défrayeront la chronique . Ceux parmi eux qui auront échappé aux recruteurs de la mort verseront dans la délinquance, dans le désespoir qui les conduira à se jetter dans la mer dans l’espoir d’une vie meilleure ou pas de vie du tout. Ce jour là ça sera trop tard.
Le raïs a raison de pousser une gueulante.