Le petit ne se sépare jamais de son nounours,une peluche crade et toute chifonnée. Il se console auprés de lui lors des douloureux moments de séparation avec ses parents . Il n’a pas encore trois ans que ses indignes parents l’arrachent à son sommeil tôt le matin pour aller colorier à l’école maternelle , une école privée à l’occidentale. Ses géniteurs sont fiers de leur marmot. Ils racontent à tout le monde les progrès du petit à l’école : « Notre fils ira loin, à son âge il sait déjà les lettres de l’alphabet , les chiffres et même les couleurs ! ». Sa mère dit que son fils c’est « tout elle » lorsqu’elle avait son âge. C’est difficile à croire lorsqu’on voit le spécimen. Le papa lui est tout content d'avoir appris au petit de dire" T'FOU et n'3âl Bouk "
Les murs de la maison sont tapissés de petits cœurs et autres gribouillis à l’attention de papa et maman. Les invités ,pas toujours sincères, couvrent d’éloges le petit : N’challah il exposera sa peinture dans les grandes galeries occidentales . Et la maman de répondre : Amine, de votre bouche à Rabbi !