Le flot des malades ne cesse de croître. Les gens flippent. La psychose gagne toute la ville. Les émigrés écourtent leurs vacances et quittent la ville et ceux qui projetaient d’y venir annulent leur voyage. La ville est répugnante. Les rongeurs y ont élu domicile.
Blessée dans son amour propre, la population se devait de trouver un bouc émissaire. La vindicte populaire désigne un coupable sur mesure. C’est le chinois. Il a bouffé tous les chats et les chiens de la cité laissant libre cours aux rats. Autrement dit, chats mangés, les rats dansent !
La faute de l’étranger c’est une culture dans notre pays. Combien de fois a-t-on entendu nos dirigeants dire : « les ennemis de l’extérieur ». C’est la marque de la maison. Pourquoi le peuple lui s’en priverait-il lorsqu’il est dans la merde.
Ah ! Cet étranger qui bouffe les chats des algériens. On devrait le renvoyer chez lui.
On était tranquille avant l’arrivée du chinois me raconte ce voisin dont la femme balance les couches-bébé et autres têtes de sardines depuis le 2ème étage .Et il enchaîne :" Nos chats bouffaient nos rats et nos chinois, pardon nos chiens nos chats . Allez c'est l'heure de la prière , je vais faire mes ablutions ". Oui c'est ça, va te laver.
Mais faut reconnaître que vous êtes qu’une bande de bras cassés et si vous roulez sur des routes nickelles c’est grâce aux petites mains de ces chinois.
Allez nettoyer devant vos portes, ne balancez pas votre merde depuis vos balcons et vous n’aurez pas de rats.
Une idée comme ça, on devrait vous karchériser au crésyl et à l'eau de javel , moi je vous le dis.
