Saïd, jeune berger, vit avec sa famille reclus au fin fond de la montagne. Son douar est resté en dehors du temps . On va chercher l’eau à la source et on s’éclaire encore au quinquet et à la bougie.Toutes les études techniques depuis l’EGA jusqu’à la Sonelgaz ont conclu à la non-faisabilité de l’électrification du douar . Trop loin pour être raccordé à quelque réseau électrique, téléphonique ou d’eau.
A propos une anecdote me vient à l'esprit et j'ai envie de la raconter. C'était au temps du socialisme et de ses injazet en grande fanfare. La télé a été interviewer au fin fond du sahara, ça se faisait beaucoup à l'époque, une vieille dame qui venait juste de bénéficier de l’électricité (pour ses quatre vingt dix ans !) : wach raâyek ya mma fi houkoumetna? et la vieille ,toute « illuminée », de répondre: ya weldi ellah ikhalinna Digoul.
Le petit Saïd coule des jours heureux dans sa montagne au milieu de ses moutons, jouant des airs mélodieux avec sa flûte .C'est un cheikh de Gasba et a un bon public, le djurdjura qui reprend ses airs avec un écho de qualité numérique.
Il n'a jamais été à l'école et tout ce qu’il a appris lui vient de sa grand’mère, bergère elle-même jusqu‘à ce que sa vue baisse, et de la nature. Pas une plante, pas un oiseau, pas une bête n’a de secret pour lui. Ses prévisions météorologiques sont beaucoup plus fiables qu'ahwel ettaks de l'Entv. D’ailleurs la télé, sa famille n’en a jamais eue, faute d’électricité ça je l'ai déjà dit.
Saïd reçoit son ordre d’appel pour le service militaire. Ah ! Quand même cette fois-ci on a pensé à lui. Il est affecté à Alger, ville qu’il ne connaît pas. D’ailleurs c’est la première fois de sa vie qu’il est contraint de quitter sa montagne.
C’est un jour triste pour la famille qui voit partir le mazouzi vers des cieux hostiles sans compter qu’il ne sera plus là pour s’occuper des moutons.
Comme à son habitude c’est à l’appel de la prière du fajr que la mère se lève. Ce jour là elle prie plus longtemps que d’habitude. Sa voix douce et fragile psalmodie des incantations que les ondes transportent avec discrétion jusqu’aux oreilles de Saïd : Ya rabbi fait que la paix règne sur ce monde et que les mouâminines s’unissent, ya rabbi prête longue vie à notre raïs pour le bien de notre watan, ya rabbi préserve mon fils des mauvaises fréquentations…
Cette nuit là il a beaucoup neigé et le douar est tout blanc.
Le paysage fait penser à ce tableau que le maître de CM2, Mr Duchemin, qui n’est plus de ce monde et qui fût un grand joueur de rugby faut le dire, accrochait au mur pour préparer une rédaction sur le thème de « l’hiver ». D’ailleurs je garde un chaud souvenir de cette année là , mon statut de dernier de la classe me donnait ce privilège d’être adossé au poêle . C’est bien fait pour les fayots de se les geler prés du bureau du maître.
C’était moi qui devais entretenir la flamme du poêle en y glissant une bûche de bois lorsque cela était nécessaire. J’étais en quelque sorte le cheminot du train à vapeur qui alimente régulièrement la machine en charbon afin de tenir la cadence de la locomotive.
Dans la cheminée les fagots de bois sont incandescents. La mère y dépose un tajine de galettes de pain .Elle les retourne de temps à autre avec ses mains insensibilisées à la chaleur à force de labeur. Les galettes seront cuites lorsqu’elles seront colorées des deux côtés.
Saïd prolonge pour la dernière fois ce plaisir de rester sous la couverture et ressentir la chaleur qui envahit sa chambre sur fond de crépitement de bois sec. L’odeur du bon pain chatouille ses narines et excite ses papilles. Hmmm ! du pain trempé dans l’huile d’olive !
Provisions de galettes de pain pour au moins une semaine , savonnette, serviette…sont emballées dans un vieux cabas. Sans oublier le nécessaire pour le rasage, ce qui peut prêter à sourire lorsqu’on voit les quelques duvets sur le menton de Saïd.
Dernière vérification des papiers. Ordre d’appel ? Ordre d’appel.
Carte d’identité ? Carte d’identité. Tout est en ordre.
Le chemin jusqu’à la capitale est long, il faut y aller. La mère serre son petit dans ses bras : « Prends soin de toi mon fils ! » lui dit-elle la gorge nouée.
Et à peine libéré des bras de la mère que la grand’mère sonne la charge ; on sent une grande complicité entre eux. Elle file à son petit fils des œufs durs. L’attendra-t-elle jusqu’à sa première permission ? Inna el â3marou biyadi llah. Il posa un dernier baiser sur le front de sa grand’mère et un autre sur celui de sa mère .
Faute de route carrossable les quelques kilomètres qui séparent le douar de la nationale se font à dos d’âne. C’est le père qui est aux manettes et malgré sa dextérité légendaire, la bête n'en fait qu’à sa tête parfois. Le port du casque est alors vivement recommandé.
Un petit coup de talon sur les fesses de l’âne et c’est parti. Erra !
Le bus arrive avec plusieurs heures de retard mais ça n'a aucune importance, à partir de cet instant là le temps est comme suspendu .
Les deux hommes se disent au revoir tout en se gardant de laisser paraître leur émotion .Un homme ça pleure pas.
Le père retourne au douar convaincu que l'armée va faire de son fils un " homme" .
Saïd monte dans ce car bondé de villageois se rendant à Tizi vendre leur produit. Son ordre d'appel lui permet de voyager à l'oeil .
A l'intérieur du car il règne une atmosphère irrespirable et ça sent fort le poulailler. Dans les porte-bagages, en dessous des sièges et même dans l'allée centrale sont tassés pêle-mêle poules vivantes,oeufs , huile d'olive , pain. On y trouve même une caisse contenant des cobras et autre reptile appartenant à un vieux monsieur, charmeur de serpents.
Le car a pas mal valsé sur cette route montagneuse provoquant une panique générale chez les poules et des vomissements chez certains voyageurs. Malgré les odeurs nauséabondes la majorité vota contre l'ouverture des vitres, faisant ainsi le choix de garder la chaleur plutôt que d'aérer. Les minoritaires eux, s'ils ne sont pas contents, ils n'ont qu'à prendre le taxi.
"Tizi-ouzou , ici Tizi-ouzou.Terminus , vérifiez de n'avoir rien oublié dans le car. Votre chauffeur ammi Kaci et son receveur Mohand espèrent que vous avez effectué un agréable voyage et vous disent à bientôt " . Ce texte pré-enregistré et lu par une douce voix féminine est diffusé par haut-parleur dans les trois langues amazigh, arabe et français.
"L'express" Tizi-Alger est pris d'assaut par une bande de jeunes gens boutonneux à peine sortis de l'adolescence . Comme Saïd ils partent tous effectuer leurs obligations militaires. Ça fume, ça chique, ça papote.
Dans le lot des voyageurs il y a aussi des moins jeunes dont certains font déjà petits vieux. Et vue la tronche qu'ils font on comprend aisément qu'ils ne soient pas du tout contents de monter dans ce train. Ce sont certainement des sursitaires en fin de sursis et des déboutés du "soutien de famille". Pour la plupart ils sont déjà installés dans la vie et n'ont donc aucune envie d'aller servir gratos pendant 24 mois. Certains d'entre eux, un épais dossier médical dans leur bagage , nourrissent encore l'espoir de se faire exempter.
A Alger Saïd est comme chez lui. Cafés, hôtels , restaurants affichent tous l'enseigne " ouispik tamazight " suivie du dessin du drapeau kabyle pour ceux qui ne lisent pas comme Saïd .
Campement. Contre visite médicale, boule à zéro, kouba3a, treillis, rangers, Saïd est bon pour le service.
L’instruction du djoundi Saïd connaît des ratés. Il trotte au lieu de marcher au pas. Il n’arrive pas à accorder ses pas sur ceux de ses camarades. Il a beau sautiller , il ne parvient pas à se corriger.
Il a toujours un temps de retard dans l’exécution des ordres et en plus il mélange tout . Un "yassar" au lieu d’un "yamin" , un "starih" au lieu d’un "staïd" . Le capo instructeur s’arrache les cheveux, encore faut-il qu'il en ait .
Djoundi Saïd a beau expliquer qu’il pige que dalle aux ordres donnés en arabe et qu’il essaye tant bien que mal d’imiter les autres . Rien n’y fait. Le capo dont les rangers brillent plus que la cervelle, n’a que faire d’un problème de linguistique. Sa mission est de faire marcher au pas sa section, toute sa section et pas un élément n’y échappe. Il a carte blanche de son supérieur pour user de toute la panoplie de punitions. Djoundi Saïd doit payer son " insolence". Le paquetage sur le dos il exécuta des séries de pompes en plein cagnard. Il est de corvée dans les chiottes le jour et jeté aux arrêts sans arrêt le soir. Le caporal instructeur se délecte à la vue de ce calvaire. C’est un sadique.
Djoundi Saïd peut respirer, son bourreau d’instructeur est parti à la quille.
Il a maintenant un instructeur de langue tamazight à lui tout seul, et les ordres sont exécutés avec l’exactitude d’une horloge suisse.
Il est cuistot à l’issue de son instruction, quoi de plus normal pour un kabyle. C’est un poste stratégique. Il mange à sa faim, côtoie les gradés et du côté permissions il n’a pas à se plaindre.
Saïd a accompli son service militaire avec un permis toutes catégories en poche.
Il a beaucoup changé Saïd .Il n’est plus ce petit berger tranquille jouant du pipo pour sa chérie rêvée .
Il a pris de la bouteille au contact des gens de” chez lui “. Il a été approché par des types se réclamant du MAK . Il prend conscience de son identité berbère. Il tient des discours musclés envers les dirigeants, il parle beaucoup siyassa .
Il est devenu un militant convaincu de la cause kabyle. Il est de toutes les manifs et ne jure que par Abrika. Son court séjour à l’école fondamentale ne constitue pas un handicap pour son engagement militant. Son slogan favori c’est " pouvoir assassin" . Il a à son actif plusieurs ramassages par les cars de CNS ainsi que des tabassages en règle lors de gardes à vue. Il est fier d’exhiber cicatrices et autres bosses laissées par la matraque des CNS. Bizarrement cela a donné un coup de pouce à sa carrière de militant car remarqué par le capo Abrika, il est propulsé chef de section dans son village .Saïd se voit ainsi confier la mission de propagande de la cause berbère dans les villages . Aux villageois il exposera la "plateforme d'El Kseur" et les 5 commandements, pardon les 5 revendications.
La délivrance. Après cinq heures d’attente une petite voix féminine annonce un embarquement immédiat. Le mot « immédiat « était peut être mal venu , m’enfin !
N’empêche que nous nous sommes tous précipités comme un seul homme au contrôle des passeports. Ça c’est un truc qui rate jamais ! non par peur de rester à terre mais parceque ça nous fait beaucoup de bien. C’était moins drôle pour monter dans le bus qui devait nous amener à l’avion car sortant du contrôle au goutte à goutte il ne nous était pas possible de provoquer une autre bousculade. Le bus est bourré ,qu'est-ce qu'on aime ça ! du coup la compagnie est contente aussi car ça lui fait des voyages en moins. Il n’y a pas de petites économies .
Petit problème cependant . Une vieille dame ,sujette à la ghoumma ( étouffement ) voulait bien échapper à la pression de la foule et tenta de rejoindre l’avion à pied, qui il faut le dire se trouve à 5m en ligne droite . Peine perdue, elle est vite rattrapée par un chef qui lui ordonne de monter dans le bus. La vieille a beau supplier le chef : « je suis ta mère laisse-moi partir à pied mon fils, qu’Allah te préserve tes parents, qu’Allah te rougisse le visage… ». Rien n’y fait ! c’est mamnou3 .
Mohamed en route !
Par bus, la distance salle d’attente- Boeing est 20 fois plus importante qu’à pied . La consommation en carburant du bus est de 15 L au 100 et le prix du litre est de 15 D.A .
1° ) Quelle est la dépense en gasoil pour un aller-retour ?
2°) En moyenne en haute saison le bus fait 5 aller-retour pour remplir un avion .
Quelle serait la distance parcourue par le bus par jour si on se tient à un trafic moyen de 10 avions/ jour.
3°) Le chauffeur touche le smig et les frais d’entretiens s'élèvent à 20 000 D.A par mois.
a)Quelle économie réaliserait un piéton à la compagnie ?
b)De combien pourrait baisser le prix du billet d’avion ?
N.B :Les documents et la calculette ne sont pas autorisés.
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Commentaires (Réponses)
Note : 0/20 . Vagabond est un élève insolent , qui cherche la facilité et aime faire rire ses camarades.
Commentaire n° 1 posté par: kder(site web) le 02/12/2006 - 11:55:56
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Nom: Mr Legya
Note : 10/20
Observation : T'as bon à la première partie du problème mais t'as vraiment merdé vers la fin. Quest-ce qu'on s'en fout des chômeurs !
Commentaire n° 2 posté par: kder(site web) le 02/12/2006 - 13:01:14
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Slt,,,, je m’y colle…
1)- 02da25
2)- Mmmm g la réponse sur le bout d’la langue…lol
3)- a- Sur la base d’un B747/800 ki prend en moyenne 300 places, j’dirai ke l’économie serai de 0.33 da par jour / par avion (sur une base de 10avion/jour) / par 1aller-retour (sur une base de 5aller-retour par avion) / par piéton (sur une base de 60 passagers par bus pour un avion a 5aller-retours) C clair là ???
b- De 00 da (cela dit, il riske plutôt d’augmenter (le prix) si la compagnie doit installé des feux de signalisations pour assurer la circulation des piétons)
Ps ; Pour l’info, les prix des billets sont cher a cause de la taxe de sécurité ki ne cesse de grimper en flèche depuis les événements du 11/09…En d’autre termes disons k’ON finance le programme de lutte contre le terrorisme des ztas zuni d’amérike)
Commentaire n° 3 posté par: La bohémienne le 02/12/2006 - 13:35:14
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Nom : La bohémienne
Note : 15/20
Observation : Je n'irai pas jusqu'à mettre ma main sur le feu mais je dirai qu'on vous a vachement aidé . Néanmoins il faut que sachiez mademoiselle que nous sommes dans un cours de math et la politique ce n'est pas notre rayon.
Commentaire n° 4 posté par: kder(site web) le 02/12/2006 - 14:07:23
Héééééééééé, AYAAAHE !!! merci pour la confiance… « vachement aidé » mais je rêve !!! …..note cher ami ke mes méninges fonctionnent sans support technique…wallah, c la meilleure celle là…et sache ke j’ne me suis pas trop donner de peine en plus,j’y est a peine pensé en déjeunant…et toc…lol…non mais sérieux ; qu’est ce ki t’fé dire ça ??...En plus je maintiens ke la politique à tt a voir avec les prix cher Mr, si ça ne tenait k’au gasoil et le salaire des pilotes, on prendrai l’avion plus souvent k’le bus…le prix d’un billet d’avion dépend des ; Autorisations de survol du territoire (100% politique) - Autorisations d’escale & d’atterrissage (taxé bien entendu) devine ki les accordent et les fixent?? j’te donne un indice ; c pas tes piétons) - La taxe de sécurité ( très élevé depuis ke le risque terroriste, ki au passage est un risque écologique bien entendu, plane dans les air) - Une taxe gouvernementale (ki, cela va de soit n’a rien a voir avec la politique) et,et,et……!!! Non, Mais !!!!
Et puis tu peu m’tutoyer, au point ou en en est….
Commentaire n° 5 posté par: La bohémienne le 02/12/2006 - 16:42:43
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Nom : Bohémienne
Note : (15 - 2)/ 20
Observation: J'ai bien relu ta copie et je maintiens que la boulitik n'a rien avoir avec les math. Faut faire attention à ce qu'on dit ! Je risque des ennuis avec le ministère de l'éducation nationale , ils ont mon adresse IP .
J'ai diminué ta note et c'est bien fait pour toi et si tu rouspètes encore une fois je te foutrai zéro.
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Nom : Mkidech
Note: 20/20
Observation : Mkidech est un élève brillant qui fait preuve de beaucoup de sérieux .
Au moins lui , il ne me cherche pas des histoires. N'est-ce pas mademoiselle ?
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Nom : Vagabond
Note : 0/20 et rien de plus
Onservation: Ta note se justifie par tes nombreuses absences pas toujours justifiées .
Commentaire n° 6 posté par: kder(site web) le 03/12/2006 - 08:12:12
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Mais vous étes tous les même ma parole !!! Dis moi le nom Boutekhdimite (Alias CIFER) ça te dis kelkes chose ? Non !! ça devrai pourtant !!!… c’été mon prof de math au C.E.M .un jour ayant fini mon exam avant les autres (…la routine koi !!!) il corrige ma feuille et me la remet avec un 18/20 !!! hein !!! je repart le voir : Monsieur pour koi 18 g tout juste !!! et là il me sort un truc bidon com koi g sauter une ligne dans mon analyse, bal bla bla....bien ke tout soit logique et correcte….devant mes arguments Solide ki été ; koi s’n’est pas d’ma faute moi illa HARBA et ke mon cerveau saute les futilités… et là ne sachant plus koi dire il me sort ; Khayri (choisis) 18 wala Cifer…..devine la suite…lol
Ps ; ton -2 ne me dis pas pourkoi tu as douté de mon honnêteté ??
Commentaire n° 7 posté par: La bohémienne le 03/12/2006 - 12:15:14
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13 OU CIFR ? Khayri .
Commentaire n° 8 posté par: kder(site web) le 03/12/2006 - 13:07:11
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Vos devoirs maisons me triturent les méninges franchement... déjà je perd mes cheuveux , je n'ai jamais été bon en math et puis ma logique à moi est complètement différente elle n'obéit pas lois des espaces vectoriels, chez moi a * b ca peut donner une fleur alors a et b soient des heu...... chéppaaaaaaaa ché pluuuuuuuuu ché mallll à la tchetch
et puis franchement 15 allé et retours à pieds sa usent ça usent
15 allé retours à pied ça usent les souliers
Bassel
PS: je préfère encore le voyage en bateau y a pas de chauffeur qui dort ni de bus qui tangue ni reconnaissance de valises
PS2:ahhaaa votre problème ne s'applique pas là. nous sortant du domaine de définition de votre modèle ahhaaaa
Commentaire n° 9 posté par: Bassel(site web) le 04/12/2006 - 21:32:05
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Nom :Bassel
Note : Non noté .
Observation: Tu ne rends pas les devoirs à temps et t'as toujours besoin d'aller à l'infirmerie quand t'es en cours de math . Bassel tu resteras nul en math et tu ne feras jamais rien de ta vie .
Commentaire n° 10 posté par: kder(site web) le 05/12/2006 - 10:18:41
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hahahahaaaa
c'est exactement ce qu'avait dit, durant les années 30, un instituteur pérché sur sa chaise tenant en ses mains ses lunettes, a un certain Chadli et pourtant...
Bassel
Commentaire n° 11 posté par: bassel(site web) le 05/12/2006 - 11:41:39
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Monsieur !!!
J'étais malade, j'avais une uvéïte à l'oeil droit, je ne pouvais pas venir en cours pourtant vous savez q je vous adore.
Je peux repasser l'exam ?
Sivouplééééééééééééééé !!
;-)
Commentaire n° 12 posté par: Firenze(site web) le 05/12/2006 - 22:21:37
Bon ! va pour cette fois, tu me rédiges ça fissaâ .
N.B :Tu bénéficies d'un tiers de temps en plus à cause de ton handicap .
Elle résiste toujours cette saloperie à l'oeil?
Soignes-toi bien l'ami.
Commentaire n° 13 posté par: kder(site web) le 06/12/2006 - 11:34:54
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Terminus . Encore une fois nous sommes privés de bousculade car la descente du bus est régulée par un contrôle de papiers. Cest le 14ème contrôle depuis que nous avons franchi la porte de l'aéroport. Va falloir maintenant reconnaître sa valise qui jonche le tarmac avant de prendre la passerelle.
Logiquement tout bagage a son propriétaire et à la fin de l'opération de reconnaissance il ne restera pas le moindre cabas par terre. Eh ben aussi incroyable que ça puisse paraître ce n'est pas vérifié du tout ! Il reste encore une valise à terre alors que tous les voyageurs ont franchi le 15ème et dernier contrôle et se trouvent maintenant à bord de l'avion.
On ne décollera pas tant que la dernière valise n'aura pas trouvé preneur c'est le règlement qui le dit. Alors tout le monde en bas pour un second tour de reconnaissance de la fichue valise.On ne sait jamais ,un amnésique qui aurait retrouvé la mémoire.
J'ouvre grands mes yeux au cas où est elle à moi cette fichue valise et que je l'aurai oublié. Mais non ! je suis rentré avec trois valises pour les vacances et je repars avec une seule que j'avais reconnu dés le premier tour .Au suivant ! Au suivant !
La valise n'a pas disparu et le dernier voyageur s'apprête à faire son tour de reconnaissance .Suspense.
Nous avons le souffle coupé. Mon Dieu faite qu'il se l'approprie et qu'on en finisse . Nous avons tous les yeux braqués sur lui .On croise les doigts. Les paris sont lancés,elle est forcément à lui risque t-on à 2 contre 1. Pour avoir une idée de la tension qui règne sur le tarmac il n' y a qu'à imaginer que vous assistez à la dernière action du match où Zidane se trouve face au gardien de but . La coupe est à ses pieds ! Et s'il rate son tir ?
L'énigme de la valise reste entière, le dernier voyageur n'en veut pas.
Nous patientons au pied du boeing en prévision d'un troisième round . Les esprits s'échauffent sous le cagnard du tarmac.On est venu de loin prendre l'avion . Certains ont roulé toute la nuit tandis que d'autres avaient carrément passé la nuit aux abords de l'aéroport.
A ce niveau de la compétiton tout le monde craque , depuis les autorités jusqu'aux voyageurs.
Et puis tout à coup une soudaine agitation s'empare des agents de sécurité aéroportuaire tous les lèvres collées à un walkie talkie.Un haut gradé impeccablement sapé arrive sur les lieux accompagné d'une équipe de déminage.Le cabas vit là ses derniers instants.
Un périmètre de sécurité est formé et nous sommes tous planqués derrière un talus.Un artificier fait exploser le cabas à distance.On entend comme un petit bruit de pétard mouillé et puis plus rien.
On ne saura jamais à qui était le cabas .
Enfin tout le monde peut embarquer. L’hôtesse présente les excuses des khoutout eljawia eljazaïria pour ce « léger désagrément » mais tient à préciser que celui qui a fait le coup du cabas n’est pas un homme. Du fond de l’avion des voix s’élèvent pour dire « matkhaltich maaa ! ». Le « maaa » trahit un groupe de maâscris.
Décollage imminent. Tout le monde est prié de se la boucler et de ne pas fumer dans les toilettes. Néanmoins on peut toujours chiquer et cracher par terre, ça ne met pas la sécurité de l’avion en danger.
Phase de décollage terminée, deux hôtesses font leur apparition face aux voyageurs. Elles troquent leur joli tailleur sexy pour une tenue de circonstance. L’une est vêtue à l’Iranienne, khimar et âbaya noirs, l’autre en Afghane, Bourka et âbaya bleues.
Les deux sœurs guidées par une voix enregistrée miment les consignes de sauvetage. En cas de problème il ne faut surtout pas se bousculer. L’avion dispose d’une demi-douzaine de portes : 2 à l’avant, 2 à l’arrière et 2 au milieu, un masque à oxygène vous tombe sur la tronche et un gilet est placé sous votre siège.
Les consignes sont données en arabe en anglais et en français. Autant dire, pas 1 hadj sur 5 ne les a comprises. Dans l’avion il y a des mascaréens, des Chaouias, des zwawas et les langues étrangères ne sont pas leur fort.
De toute façon se jeter dans le vide par – 50° ça jette un froid chez les hadj d’autant plus que le suicide est un péché. Alors on prie et on accepte son destin même si c’est celui de finir en mer dans le ventre de gros poissons ou bien dans celui des rapaces en plein désert.
Bon nombre des candidats pour le titre au Paradis ne sont pas clean. En classe « affairette » ça pue la corruption. On y trouve d’ex-élus ,maires ou députés, d’ex-dirigeants d’entreprises publics , tous ex-taulards pour trafic en tout genre. Va falloir prier (très) beaucoup. Khedmou ghir el kehla comme dirait ma grand-mère.
La classe confort sent la mort. D’ex- Irhabiyinne , passés dans la blanchisserie Wiam-el-watani, y sent confortablement allongés . Convaincus de la justesse de leur jihad , ils considèrent ce voyage comme une simple formalité pour acquérir le ticket paradisiaque. Eddebbahine comme dirait ma grand-mère.
La classe économique. Ça pour être économique, c’est économique. L’espace est optimisé comme dirait l’autre. A peine un petit couloir pour laisser une hôtesse et encore. T’imagines un gros thon Maâscri, Chaoui ou Zwawi essayant de traverser le couloir ! Les voyageurs classe éco ont tout intérêt à limiter leur déplacement.
Y sont donc tassés tous les autres voyageurs qui ne peuvent pas payer un supplément « confort « ou « affairette ». Ils ont intérêt à être bons lors de l’examen de passage au Paradis s’ils veulent goûter un jour au luxe qu’ils ne peuvent se permettre sur terre.
Les classes affairette et confort sont traitées avec égard . Rafraîchissements à volonté, menu personnalisé et les couverts sont en inox. Des couteaux en métal aux mains des Ex-irhabiyinne ! Non ,tu te sens pas l’aise. Un irhabi, même repenti peut récidiver. C’est comme le pédophile face à un enfant . Dans les deux cas on a affaire à des malades aux impulsions incontrôlables.
Un rideau se lève et deux chariots surgissent à l’avant de la classe éco. C’est l’heure de casser la croûte. Tiens, on n’ a même pas senti la cuisine remarqua un hadj. La serveuse, l’hôtesse de tout à l’heure qui s’était énervée à propos de la valise abandonnée, n’apprécie pas la remarque. « On va quand même pas vous faire un méchoui ! » répliqua l’hôtesse, visiblement agacée par les clients classe éco .
Le plateau de nourriture est extra light . A croire que les hadj suivent un régime amincissant. Les couverts en plastique cassent à la moindre pression .N''empêche que le plateau est avalé en 5 minutes chronos, bismillah et el hamdoulillah inclus. La suite du repas sera un bonbon zigomar ou tue- la- tout au choix. Mais beaucoup plus tard.
Pour renflouer les caisses de la compagnie nationale, en faillite chronique, on a rajouté des sièges dans l’avion et du coup on se sent à l’étroit. Avec des fauteuils de moins de 70 cm de large, on joue du coude . On roupille comme on peut contre l’épaule de son voisin, sur ses genoux… ça ronfle particulièrement fort du coté des mascaréens et ça sent fort la chaussette de partout. Le jour se lève, l’avion ne va pas tarder à atterrir et bizarrement tout le monde sent le besoin d’aller aux toilettes. Faut surtout pas avoir la diarrhée car il y a de l’attente. Les deux sœurs-hôtesses désodorisent à grand jet l’appareil .Une voix sonore rappelle à tous les hadj dans leur langue maternelle cette fois-ci, c’est à dire en mascaréen, chaoui et zwawi qu’il est interdit de se barrer avec la couverture distribuée la veille et en particulier aux zwawas elle demande de ramasser les boites de chique vides.
« Lebbeik ellahoumma lebbeik, inna elhamda laka wa choukr, la charika lak… ». Voilà . Zéro octet de dounoubs. C’est aussi simple qu’un clic droit sur « Formater « . Nouvelle virginité, nouvelle vie. Game Over.
Désormais il faut se tenir à carreau. Les coups tordus, le détournement de deniers publics, la corruption, edbiha …tout ça c’est terminé.
Le retour se déroule sans incident. Sauf peut être cette autre bousculade devant les navettes desservant l’aéroport . Mais sans méchanceté . Se pousser , c’est notre péché mignon. On aime ça. Y a qu’à voir la franche rigolade sur les visages en ces moments là.
L’esprit tbezniss n’a pas disparu non plus. Les valises se sont multipliées tels des Gremlins. Hadj ou pas hadj , les affaires continuent. Evidemment il n’y aura pas de cabas abandonné au retour.
Ceintures bouclées, cigarettes écrasées, boites de chiques rangées. On décolle. Consignes de sécurité, bouffe, bonbons, sieste, ronflement, odeur de chaussettes. Tout est normal.
Le voyage est long et rien de tel qu’une soirée télé. Tout d’abord des dessins animés ; La panthère rose, mickey, Lucky Luke et maya l’abeille connaissent un succès fou auprès des hadjs. Vient ensuite le film de la soirée, un bon western spaghetti autorisé tout public et pour que le plaisir soit total on a même droit à un sachet de pop-corn garanti sans OGM et sans huile d’origine porcine. Luxe suprême un Pepsi en bouteille de verre. Toutes ces gâteries sont offertes gracieusement par la firme américaine Coca cola. Que dieu garde l’Amérique et la préserve du méchant Oussama.
Le héros du film est un bon qui aime la justice et défend la veuve et l’orphelin. Il demande jamais rien à personne . En plein cagnard , le chapeau baissé sur son front il fait son p’tit bonhomme de chemin sur le dos d’un cheval éprouvé. C’est le grand désert. Toi tu le sais pas , mais lui il sait où il va. Sur sa carte c’est marqué « vous êtes ici ». Il gagne toujours à la fin. Il tire plus vite que son ombre.
A un moment donné du film, on voit s'approcher le héro de la fille qu'il vient de sauver des mains des méchants . Et juste à l’instant précis où il s'apprête à poser ses lèvres sur sa bouche, son cheval se met devant cachant ainsi l'écran de la télé. Comme un seul homme les hadj se lèvent et crient :"Hue ! Hue!". Maudit cheval.
Pour la plupart, la vie normale reprend ses droits. Détournement de fonds publics, corruption , crime…Les habitudes ont la peau dure. Allez , au prochain pèlerinage.