Non , cette convocation m’a fait mal. Pas pour moi. Pour ma mère. Mon père lui, trouva l’excuse du travail pour ne pas se rendre au lycée. On dirait pas comme ça ,mais mon géniteur est très fin et il avait senti tout de suite l’humiliation . Il disait à ma mère : va toi, parce que moi si j’y vais et que j’entends geindre ses profs , là je le tue !
La psy était une dame rabougrie, n'ayant pas totalement digéré sa ménopause , aux traits sévères et à l’air hautain. Moi, j’ai de l’instruction avait-elle l’air de dire à ma mère. Elle était de l’autre bord. Ma pauvre mère à côté, elle faisait pitié. Même si elle le dit pas , la psy doit penser « tel fils, telle mère » . Comme dirait l’autre , c’est dans les gênes. Ma mère ne comprenait pas tout mais jura devant la psy de me découper en morceaux à la maison ."Engat3ek ou nakoullek l'ham" c'est comme ça qu'elle me dit ma mère ,folle de rage. Elle mordait son index ma mère en me fixant . Je compris que ça démangeait ma mère de me mordre comme à chaque fois que je faisais une connerie. Comme du temps où je faisais l’école buissonnière pour aller à Kova .
A un moment de la confrontation , au plus fort de l’humiliation de la part de cette poufiasse de psy, ma mère ne résista pas à la tentation de me pincer la cuisse . Une grosse marque violette . J’ai pas crié malgré la douleur et j’en suis fier. La psy n’avait rien vu. J’épargne ainsi à ma mère l’accusation de maltraitance d’enfant en présence de fonctionnaire de l’état.
Ce soir j’ai la confirmation d’être un immature politique et tout ce qu’on veut. Je ne suis pas comme ces autres citoyens de partis politiques et d’associations qui eux ont font preuve de « maturité politique » en réclamant une 3ouhda thalitha.
