Les ordures atterrissent le plus souvent des airs et il est prudent de ne pas t’aventurer entre deux bâtiments, à moins de porter un casque. Il y a des chances de te voir pris entre deux jets croisés de têtes de sardines, épluchures et même de couches bébés. Tu risques de faire des rencontres pas très sympathiques du côté des caves ; de gros rongeurs bien portants les squattent et leur population augmente à vue d’œil faute de chats. Il paraît que ces derniers, prisés pour leur chair, finissent dans certaines assiettes wallahouyâalam. Si cela peut rassurer un certain blogger on le répetera pas à Brigitte .
La rue non plus n’est pas sûre. Tu peux te casser la gueule en marchant sur une merde laissée par un âne,encore lui, ou autre mule tirant les charrettes de marchands ambulants. En plus que tu es dans la merde jusqu’au coup les pompiers ne se déplaceront que s’ils ont la garantie d’être payés. Aucune assurance ne prendrait en charge les frais d’hospitalisation. Aux yeux de la loi les marchands ne sont pas responsables civilement des conneries de leurs bêtes car le code de la route ne les classe pas dans la catégorie ’"engin à moteur" donc non soumis à l’assurance obligatoire.