Le 11 décembre dernier un attentat kamikaze fait 41 morts dont 17 employés de l’ONU. Il y a eu d’autres attentats avant et il y en a eu d’autres après. On se demande si finalement ce phénomène mériterait encore de faire la « UNE » des journaux. Sa place serait plutôt dans la rubrique « faits divers ». On fait avec, la vie continue malgré tout.
Et c’est justement grâce à ce fatalisme ambiant que le citoyen lambda échappe à la psychose recherchée par le commanditaire de bombes humaines. Et la lutte antiterroriste dans tout ça ? On fait ce qu’on peut. C’est l’affaire d’un état souverain, s’est égosillé le chef de notre houkouma relayé par son ministre de l’intérieur.
M’enfin de quoi se mêle Benkemmoun ? Il ose insinuer que nos ministres sont incompétents au point où il veut mener lui-même son enquête ?
Pas question de se laisser humilier par quelque commission que ce soit. C’est niet .
Est-ce une affaire de nif de la part de nos dirigeants ou tout simplement la peur de leur mise en cause dans un dispositif de sécurité défaillant ?
Les deux ministres ne sont pas crédibles dans cette affaire. Boutef, qui s’était déjà exprimé sur cette affaire, avait reconnu lui-même des négligences dans la sécurité des bâtiments du PNUD . Le responsable du PNUD enfonce le clou en affirmant avoir réclamé en vain, juste après les attentats du mois d’avril , des barrages sur les rues avoisinantes des bureaux onusiens ainsi que des blocs de béton.
Le dernier épisode de cette affaire est écrit par le ministre de l’intérieur . Le réseau terroriste derrière l’attentat du 11 décembre est démantelé : deux terroristes tués et deux autres arrêtés . « C’est l’efficacité certaine et prouvée » s’enorgueilla Zerhouni .
Benkemmoun, la vierge effarouchée comme s’y plaît à le dire notre ministre, aurait certainement opté pour la sécurité en amont qui aurait préservé la vie des 17 victimes onusiennes , en majorité algériennes.
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