Encore faut-il avoir les moyens de ses ambitions et ce n’est pas la ridicule marge bénéficiaire de 5% sur les médicaments qui va les lui donner.
Mr .K vient d’avoir une idée lumineuse. Il fabriquera lui-même les médicaments et ainsi les intermédiaires seront neutralisés. C’est pas bête du tout.
Pour ce faire il n’aura pas trop de mal à convaincre un banquier véreux, un dénommé M. à financer son projet. Une dizaine de milliards de dinars sonnants et trébuchants passent de main. Adieu l’aspirine au détail, l’intraveineuse à la petite dame, le viagra au petit vieux, le rivotril et autre psychotrope au petit délinquant.
L’usine tourne à plein régime, l’argent rentre, Mr.K se frotte les mains.
Mais Mr .K veut plus. Il veut sa banque à lui. Il met dans le coup son pote directeur de banque, le monsieur de la dernière fois. Ce dernier aligne cette fois-ci près d’un milliard de dinars qui serviront à créer la banque de Mr.K.
Une lettre anonyme dévoile l’irrégularité du prêt. C’est certainement un employé jaloux qui a vendu la mèche. Les actes de propriété ayant servi de gage sont des faux. Qu'à cela ne tienne. Mr.R , un ami de la famille et notaire de son état , authentifie tout et Mr A, gouverneur de la B.A, donne son agrément. Ça roule.
Officiellement l’ex dirlo de la banque d’état, Mr.M est appelé à d’autres fonctions. L’affaire est close.
Quelques jours plus tard Mr.M refait surface. Il est embauché chez Mr.K. avec pour cadeau de bienvenue, une villa et une voiture. Mr.K n’est pas un ingrat.
